Il faut s’organiser en un temps record. Mobiliser les militants, planifier le scrutin dans chaque ville et informer les électeurs. Les 22 et 29 janvier prochains auront lieu les primaires citoyennes qui désigneront parmi sept candidats de gauche celui qui ira aux élections présidentielles. Quelques semaines après Les Républicains, c’est donc au tour des socialistes et de leurs partenaires de se frotter à l’exercice. Avec un enjeu de taille dans les Hauts-de-Seine, puisque le département n’a jamais été aussi bleu. « Les villes sont bleues, mais pas forcément les habitants », se rassure Xavier Iacovelli, le patron des socialistes du 92, qui veut voir encore une lueur de rose et s’appuie sur les résultats des dernières régionales notamment.
Pour cette primaire, les ambitions du PS sont néanmoins celles de la raison : faire aussi bien qu’en 2011, où 71 431 électeurs Alto-séquanais de gauche s’étaient déplacés pour désigner François Hollande. En comparaison, la primaire de la droite et du centre a attiré 200 000 électeurs dans 270 bureaux…

Pour le PS, ce sera 140 bureaux de vote -contre 148 il y a six ans. « L’objectif de la rue de Solférino était de 125 bureaux, nous sommes donc au dessus », explique le patron de la fédération. Colombes et Nanterre sont les mieux dotées, avec dix lieux de vote chacune. A l’inverse, deux villes ne disposeront pas de bureau : les électeurs de Vaucresson devront se rendre à Garches et ceux de Marnes-la-Coquette à Ville-d’Avray.
Besoin de 700 personnes pour tenir les bureaux !
Une fois les adresses définies -elles seront détaillées à compter de ce lundi sur le site Internet du PS et de la fédération du 92- il faut désormais mobiliser les troupes. Car 140 bureaux nécessitent 840 personnes pour les tenir, à raison de six bénévoles par site. Si on enlève les 140 présidents -élus ou secrétaires de section- il faut encore trouver 700 personnes. « Nous recevons chaque semaine le listing de ceux qui se sont inscrits via la campagne nationale et nous comptons également sur les militants locaux et nos partenaires », poursuit, confiant, Xavier Iacovelli.
Dernière étape avec les électeurs… qu’il faut inciter à aller voter. Sans entrer dans le fond, la fédération départementale joue donc la carte de l’information. Chaque ville aura ainsi son propre tract pour expliquer les modalités du scrutin, un plan avec la localisation des bureaux et toutes les données pratiques. Quelque 500 000 documents ont été imprimés pour être distribués sur les marchés ou glissés dans les boîtes à lettres sur les 36 communes. « Traditionnellement, les Hauts-de-Seine votent bien. Et aujourd’hui le concept de la primaire semble être rentré dans les habitudes », estime le patron des socialistes.

Par : Anne-Sophie Damecour  leparisien.fr